Accéder au contenu principal
IBRAHIMA THOUB, RECTEUR DE L’UCAD
«L’Université doit être l’espace des solutions pour la Nation» 
Ibrahima Thioub
La journée d’excellence organisée samedi par l’Amicale des étudiants de la Faculté des Lettres et Sciences humaines (Flsh) n’a pas été seulement un prétexte pour récompenser les 15 meilleurs étudiants, tous départements confondus, sélectionnés uniquement sur la base des résultats obtenus lors des examens de la première session de l’année académique 2017-2018. Elle aura également servi de cadre au Recteur de l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad) de Dakar pour donner un cours magistral sur le rôle de réceptacle des préoccupations de la société que les universités doivent jouer. «Nous devons être l’espace des solutions pour la Nation. Tous les gens qui protestent dans un pays doivent adresser leurs protestations à l’université. Peut-être pas à l’autorité politique comme on le fait souvent. Mais les problèmes qui se posent, c’est à l’université de les résoudre et cela fait partie de ses missions»,a fait savoir le Pr Ibrahima Thioub aux nombreux étudiants ayant pris part à cet évènement. Il a, dans la foulée, rappelé que l’Université est, par essence, l’espace policé de confrontations   d’opinions où les violences verbale et physique n’ont pas de place. «Si on instaure la violence au sein de l’université, on y invite la police d’Etat», a indiqué le recteur pour qui, «c’est tout ce qu’il y a à éviter». 
Par ailleurs, le professeur Ibrahima Thioub a insisté sur la nécessité de conduire au succès le nombre élevé d’étudiants qui peuplent cette faculté. Ce qui suppose, selon lui, qu’il faut lui assurer des conditions de vie, d’environnement, des conditions pédagogiques, d’organisation des enseignements, des examens, de la recherche puisque, a-t-il souligné, l’enseignement porte sur les résultats de la recherche. Le recteur de l’Ucad de magnifier «l’excellent travail», le leadership «remarquable» qu’exerce le Doyen de la faculté et son équipe et leur dévouement à la cause du service public de l’éducation. Il estime que le fait d’avoir réussi à maitriser le calendrier universitaire, à avoir un agenda universitaire sous contrôle suffit pour célébrer cette faculté.
«L’excellence n’a jamais fait défaut à la Faculté des Lettres et sciences humaines (Flsh) de l’université Cheikh Anta Diop (Ucad) de Dakar, a pour sa part soutenu le Doyen de la faculté Pierre Sarr ; ajoutant qu’«aujourd’hui encore d’excellents étudiants sont dans cette faculté». Selon lui, la raison d’être de l’étudiant, la seule, c’est d’étudier, de réussir et de partir. «La vocation de l’étudiant, votre vocation, n’est pas de fixer domicile dans cette faculté», a-t-il déclaré à l’endroit des pensionnaires de la faculté. Il les exhorte à prendre exemple sur leurs camarades primés, la réussite étant à la portée de tous les étudiants, a-t-il estimé. 
Abdoulaye SIDY 



Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Lutte contre la corruption et le crime organisé dans le Sahel La Déclaration de Saly  Du 24 au 27 novembre 2014, des journalistes d’investigation de 14 pays d'Afrique de l'Ouest et du Centre, ainsi que des journalistes de l’Amérique Latine et de l’Europe, se sont réunis à Saly, au Sénégal, lors d’un atelier régional sur l’enquête et le rapportage de la corruption et le crime organisé dans le Sahel. Soutenu par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) en partenariat avec l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), l'Institut Panos Afrique de l'Ouest (IPAO), le Réseau Africain de Centres d’Investigation et de Rapportage (ANCIR) et le Projet pour le rapportage du crime organisé et la corruption (OCCRP), l’atelier avait pour but de (1) sensibiliser les journalistes de la région sur les effets désastreux de la corruption et du trafic illicite sur le développement humain et la sécurité huma...

(DOSSIER ¾) Covid-19 au Sénégal : Diourbel, là où le taux de couverture vaccinale est à la traîne

La couverture vaccinale contre la maladie du coronavirus ne décolle pas à Diourbel où le taux peine à atteindre même 5%.  Toutefois, le coordinateur du Pev, Docteur Ousseynou Badiane a informé qu’un plan de relance est déjà mis en place afin de relever les défis de la couverture et de la péremption des doses de vaccins. Le passe sanitaire n’est pas exclu.  Les fake news ont porté un sacré coup à la campagne de vaccination démarrée depuis le 23 février au Sénégal. Coordonnateur du Programme élargi de vaccination (Pev), Docteur Ousseynou Badiane le reconnaît à l’instar de beaucoup de spécialistes. Rencontré au Service national de l’éducation et de l’information pour la santé (Sneips), il affirme : « Depuis que nous avons débuté la vaccination, nous avons des couvertures assez faibles par rapport à notre cible. Pour la population de plus de 18 ans, nous sommes à 14% qui ont reçu au moins une dose de vaccins et un peu moins de 10% pour ceux qui sont complètement vaccinés. Ce qui...

ECO des Marchés : Plongée au cœur des richesses artisanales de Soumbédio...