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COVID-19 : LES CAS GRAVES PASSENT DE 28 À 96 EN UN MOIS


De 1115 cas confirmés, 28 cas graves et 8 décès il y a un mois, le Sénégal est passé à ce jour à 4155 cas confirmés, 96 cas graves et 47 décès, selon les derniers chiffres rendus publiques par le Directeur du SAMU national, samedi 6 juin lors du point mensuel sur la situation de la maladie.

‘’La répartition géographique suit la même courbe que celle des cas confirmés avec 84% des cas graves notés à Dakar et le reste pris en charge entre Touba, Ziguinchor et Tambacounda’’, a dit Mamadou Diarra Beye.

Même si l’âge moyen des cas confirmés est assez élevé, a-t –il précisé, ‘’celui des cas graves est de 61 ans avec des extrêmes de 37 ans et de 85 ans’’. Pour ces patients présentant des cas graves, les hommes sont les plus concernés avec un ratio de cinq hommes pour une femme.

Il a été noté chez ces patients une comorbidité toujours présente puisqu’en plus de l’âge, neuf sur dix patients présentaient au moins une comorbidité à 75%. 

L’hypertension artérielle, le diabète ont été des pathologies souvent présentes suivis de l’obésité et les problèmes respiratoires chroniques dont l’asthme.

Pour ces patients reçus dans les services d’urgence et de réanimation, 100% ont été admis avec une détresse respiratoire et une pneumonie. D’où la prise de mesure d’oxygénation jusqu’à l’utilisation du respirateur artificielle, selon Dr Béye.

Dix-huit patients ont eu à présenter au cours de leur hospitalisation une insuffisance rénale. Ce qui a nécessité leur mise sous dialyse. C’est pourquoi, a relevé le Directeur du SAMU national, la mesure a été prise de doter tous les centres de traitement de générateurs de dialyse. Sur le nombre de patients en réanimation, plus de la moitié sont sortis de l’hôpital totalement guéris, a-t –il assuré.

Un taux de létalité de 46% a été noté sur le nombre de cas graves, mais c’est un taux de 1% sur le nombre total de cas confirmés depuis le 2 mars.

Aujourd’hui, 18 patients sont enregistrés dans les services de réanimation. Pour le Directeur du SAMU national, ‘’les conditions de prise en charge des cas graves doivent être améliorées aussi bien à Dakar que dans les autres régions’’.

D’où l’annonce faite par le Comité national de gestion des épidémies, au cours de ce point mensuel, de prendre des mesures nouvelles au niveau des services d’accueil et d’urgence pour une mise en norme et la mise en place de centres de prise en charge entièrement dédiés aux cas graves.

APS


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