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ACCIDENT MORTEL DE LA CIRCULATION A LA MEDINA



Trois morts, cinq blessés graves dont un policier dans le coma

Trois décès sur-le-champ, cinq blessés graves dont un policier en exercice dans le coma. C’est le bilan d’un accident de la circulation survenu dans l’après-midi d’hier à la Médina, entre un camion Berlier, deux «Cars rapides» et un cyclomoteur.  Une enquête, pour situer les responsabilités du drame, est ouverte, pendant que les riverains pestent.

Les cœurs des habitants du quartier Niaye Thioker de la Médina ont été meurtris hier après-midi par le bilan macabre d’un accident de la circulation enregistré devant l’hôpital Saint Martin de Rebeus. Le drame qui s’est produit aux environs de 17 heures résulte d’un carambolage entre  un camion Berlier immatriculé : «Dk : 54 27 AE» chargé à ras-bord de sable marin, deux «Cars rapides» en provenance de la gare routière Lat Dior et un cyclomoteur dont le conducteur n’était autre qu’un policier de la circulation en faction aux alentours du lieu de l’incident.
Le bilan est lourd : deux garçons d’âges respectifs de 20 et 22 ans et une dame âgée d’une trentaine d’années sont tués sur-le-champ. Parmi les garçons fauchés mortellement, l’un venait juste de sortir du restaurant d’à côté, tandis que l’autre était l’apprenti d’un des voitures de transport en commun. Quant à la dame qui marchait tranquillement sur le trottoir, elle, a été identifiée sous le nom de Khadidiatou Diop, une habitante des Hlm 4, villa N° 11 36.
L’accident qui a été d’une rare violence a également causé cinq blessés graves, parmi eux le brigadier-chef Abdoulaye Bâ de la police centrale qui serait plongé dans le coma peu après le choc. Tous ont été aussitôt évacués à l’hôpital Principal de Dakar, selon l’Adjudant-chef des sapeurs pompiers Ousseynou Kandé croisé sur place. «Nous sommes alertés à 17 heures 20 minutes. Nous sommes arrivés sur les lieux neuf minutes plus tard», renseigne l’élément de la caserne El Malick Sy selon qui, les causes de l’accident restent encore mystérieuses. Le conducteur du camion reste introuvable de même que ceux des Cars rapides immatriculés : «Dk : 98 72 B» et «DK : 31 57 M». Une enquête a été ouverte par la police pour élucider l’opinion sur les origines de l’accident.
D’après des témoins oculaires, le drame partirait d’une course poursuite entre le policier en moto et les deux «Cars rapides» au moment où le conducteur de camion qui roulait à vive allure perdait le contrôle de son volant. Ce véhicule de poids lourd (16-21) ratissera tout sur son passage, avant de percuter d’abord un arbre et ensuite fracasser les poteaux lampadaires situés à l’intersection où il termina d’ailleurs sa course. Et n’eût été ce dernier obstacle, le nombre de victimes allait certainement augmenter. Le véhicule 16-21 allait, en fait, foncer droit sur l’immeuble d’en face.
Selon l’imam de la mosquée de Rebeus Cheikh Tidiane Sy qui crie son ras-le-bol face en même temps que les riverains face à la récurrence des accidents mortels dans le coin, l’Etat doit réagir, quand bien même aucune victime n’est habitante du quartier. «Nous ne pouvons plus accepter ces drames à n’en plus finir dans le coin. Pas plus tard que la semaine dernière, un véhicule a mortellement fauché un jeune garçon ici à cause des excès de vitesse. Les autorités doivent poster des policiers sur cet axe pour surveiller régulièrement la circulation, sans quoi, aucun véhicule ne passera ici», lâche-t-il sur un ton, on ne peut plus, engagé.
Abdoulaye SIDY  



 

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