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SENEGAL : Des enseignants inquiets après la formation du nouveau gouvernement


La formation du nouveau gouvernement, dirigé par le Premier ministre Amadou BA, inquiète le Syndicat des enseignants libres du Sénégal (Sels). Il craint une discontinuité dans la gestion des affaires de l’Etat après les changements de personnes opérés à la tête des trois ministères ayant été au centre des négociations entre syndicats d’enseignants et gouvernement. Il s’agit des ministères de la Fonction publique, des Finances et de l’Education. « L’inquiétude réside dans le fait qu’on n’est pas sûr et certain que ces nouveaux ministres connaissent les nouveaux dossiers qui sont la table et qui les attendent », déclare le secrétaire général national, Amidou DIEDHIOU.

Du ministère des Finances, indique-t-il, les enseignants attendent de voir en janvier 2022 le respect scrupuleux des engagements financiers pris et qui doivent être mis en œuvre pour la deuxième tranche en fin janvier 2023 et la dernière tranche en janvier 2024. Vient ensuite, la question dite des salariés de La Poste puisque, signale-t-il, des enseignants ou de simples fonctionnaires perçoivent très tard leur salaire ou pire seulement la moitié du fait que cette entreprise traverse des difficultés.

Quant à la Fonction, poursuit M. DIEDHIOU, le Sels l’attend en priorité sur le cas des enseignants dits décisionnaires dont il faut réviser le statut dans les meilleurs délais. « C’est une question nodale qui nous tient à cœur. Pour nous, il faut créer une mesure transitoire permettant la révision des décrets 74-347 et 2006-392 et aux enseignants décisionnaires qui seraient lésés de se retrouver et de pouvoir dépasser justement et définitivement cette injustice », indique-t-il.

Pour ce qui est du ministère de l’Education, le Sels veut le voir s’atteler à régler les questions relatives aux fonctions diligentes, à savoir des indemnités des agents de bureaux des Inspections de l’éducation et de la formation (Ief) et des Inspections d’académies (Ia) ainsi que des services centraux.

Ce n’est pas tout. Puisque d’après toujours le secrétaire général du Sels, le ministère de l’Urbanisme « perdu de vu pour avoir abandonné la table des négociations », selon lui, demeure sans nouvelle. Qu’à cela ne tienne, le Sels attire son attention sur des questions pendantes qui l’attendent, notamment les parcelles de terrain de Deny Biram Ndao, de Louga, Tivaouane, Thiès et Ziguinchor.

A la faveur de la constitution du nouveau gouvernement annoncé le 17 septembre dernier, Amadou Moustapha BA a été nommé ministre des Finances et du Budget, poste qu’occupait Abdoulaye Daouda DIALLO. Au département de l’Education, Cheikh Oumar Anne a succédé à Mamadou Talla alors que Gallo BA a remplacé Mariama SARR au ministère de la Fonction publique.

Au sortir de leurs réunions d’instances, ce dimanche 25 septembre, le Conseil syndical national, la Commission administrative et le Bureau exécutif national, des instances régulières du Syndicat des enseignants libres du Sénégal espèrent que chacun de ces nouveaux ministres « s’armera des principes d’ouverture, d’inclusion et d’efficacité » relativement aux revendications ayant fait l’objet d’accords signés.

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